mercredi 13 mai 2009

La graphothérapie.

Pour Ajuriaguerra, l’enfant dysgraphique est celui chez la qualité de l’écriture est déficiente sans qu’aucun déficit neurologique important ou intellectuel n’explique cette déficience. 10 pour 100 des enfants sont concernés, dont 90 pour 100 de garçons.

La psychologue et graphologue Robert Olivaux a fait une approche de la graphothérapie pour éviter un sentiment d’échec chez l’enfant ou l’adulte qui avait du mal avec un geste graphique habile et efficace.
Il distingue la dysgraphie instrumentale (problème de motricité fine, trouble du schéma corporel, de la coordination occulomanuelle, du processus de latéralisation) et réactionnelle ou relationnelle.
Cette technique de rééducation porte sur l’écriture, mais sur le dessin de quelques formes fondamentales. ( boucles, coupes, hélices…)
C’est un travail de la souplesse et de l’aisanec, de façon ludique, visant à relaxer le geste, la respiration, les perceptions, et les sensations..pour que l’écriture devienne un plaisir.
Dans les années 80, Tajan, Oliveau, Gauthier, Kahane se penchent sur la dysgraphie réactionnelle
« l’écriture, chargée de significations, dépasse le geste, elle est porteuse de sens »
c’est donc la traduction d’une défense ou d’une opposition sans qu’un trouble instrumental suffise à lui seul à expliquer cette difficulté.mais ce trouble va se traduire de façon instrumentale (vitesse de l’écriture, application, lisibilité..) l’enfant peut se mettre en situation de refus social, scolaire dans le fait que la dysgraphie va à l’encontre de l’attente des professeurs et des parents.







Dans le cas de la dysgraphie insrumentale, Ajuriaguerra compte 5 explications à la dysgraphie :

-la raideur
-le relâchement graphique
-l’impulsivité
-la maladresse
-la lenteur et la précision

dont 5 origines peuvent en être la cause :
-le développement moteur
-la dominance latérale,
-l’organisation spatiale
-le niveau d’orthographe
-l’adaptation émotivo-affective

en 1950, René Perron et Hélène de Gobineau ont mis en place une échelle de niveau graphique permettant de mesurer les composantes graphiques de l’écriture et de l’intelligence du scripteur (graphométrie)
cette mesure intégre la notion de génétique de l’écriture dans ses difficultés : motrices, intellectuelles, culturelles, socio affectives, et l’âge.
Ajuriaguerra a repris ces travaux en insistant sur l’évolutin de la motricité et des tracés graphiques. Cette échelle présente é composantes : une sur les malformations enfantines (EM) et l’autre sur le mouvement de l’écriture (EF) .Elle permet l’évaluation de l’écriture par la perte des composantes calligraphiques et l’acquisition par remplacement d’une écriture personnalisée par facilitation du geste scripteur.
L’echelle D permet le diagnostic de la dysgraphie à travers la mauvaise organisation de la page, la maladresse, les erreurs de forme et deproportions
30 items sont étudiés ( 14 sur la forme, 16 sur le mouvement) auquels sont accordés des coefficients en fonction d’importance
la somme de chaque note obtenue par item nous donne le niveau de l’enfant en fonction de chacune des échelles, l’addition des 2 résultats donne le niveau global.
Le rapport EF / EM doit être égal à 1, en dessous le risque graphique est évident.


« L’écriture reste le seul moyen d’évaluation de l’apprentissage et de l’expression des connaissances d’un enfant scolarisé »

« le but de la rééducation est d’obtenir un maximum d’efficience avec le minimum de dépenses énergétiques »

« une jolie écriture n’a rien d’une belle écriture !
la première est esthétique, la deuxième est harmonieuse »


« a travers sa difficulté à écrire, l’enfant nous dit sa difficulté à se projeter, à parler en son nom, et parle pour être en son propre « NON » »
Chantal Thoulon Page

« structurer son écriture, c’est se socialiser, c’est accepter la réalité et les contraintes du monde extérieur mais aussi apprendre à maîtriser sesémotions et ne pas se laisser guider par elle »

« tout ce qui est inscrit en nous s’inscrit sur la feuille »
qu’il s’agisse d’un dessin ou d’un écrit

« on s’installe sur le papier comme on s’installe dans la vie »

« par l’écriture, le scipteur parle, se parle sans esquive »



Bibliographie :

rééducation de l’écriture de l’enfant (Masson)
chantal Thoulon Page

les connaissances de l’enfant par l’écriture (Dunod)
Jacqueline Peugeot

La neurographologie
Joelle Delbecq Parrault

L’écriture de vos enfants (Ramsay)

Grafologia infantil pedagogica (Educa)
Pedro José Foglia

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